Belgian National Orchestra

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27/01/2019 - 27/01/2019

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Re: Beethoven - Répression et résistance  (en réponse à la Cinquième Symphonie de Beethoven, "Symphonie du destin")« Si j’étais un homme, je suivrais sa bannière partout », soupire Klärchen en attendant Egmont, son bien-aimé dissident. Egmont (1810) de Beethoven, dont le titre est tiré de la tragédie éponyme de Goethe, est une œuvre de résistance musicale contre un agresseur à la dérive. Il faut y voir une prise de position politique courageuse du compositeur dont la Vienne qu’il affectionnait tant était, depuis un an déjà, occupée par la Grande Armée de Napoléon. Dans ce programme de concert, Beethoven n’est pas le seul résistant. Comme le suggère son sous-titre, la Cinquième Symphonie (1937) de Chostakovitch semble en effet être « la réponse d’un artiste soviétique à une critique pertinente ». Le régime stalinien avait rejeté en bloc Lady Macbeth du district de Mtsensk pour son « caractère moderniste et décadent ». Avec ses mélodies grandioses, la Cinquième semble dès lors rendre hommage à l’Union soviétique, tandis qu’en arrière-plan, les dissonances subversives ridiculisent la mégalomanie du régime.Cette résistance subversive sera menée par le chef d’orchestre Hugh Wolff. Grâce à la présence de la soprano Hendrikje van Kerckhove, qui jouit d’un succès international et interprète pour la première fois le personnage de Klärchen, la révolte de Beethoven sera exécutée dans son intégralité, sans se limiter à son ouverture souvent programmée séparément. C’est d’ailleurs cette même ouverture qui, pendant l’Insurrection de Budapest (1956), est devenue le chant de combat officieux contre l’occupant soviétique.L’écrivain et auteur renommé Eric-Emmanuel Schmitt, quant à lui, prêtera sa voix au prince Egmont.

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