Les "Préraphaélites hongrois" Idéalisme et pragmatisme dans l'oeuvre des artistes de Gödöllő

468629

23/03/2019 - 23/03/2019

Dieser Inhalt steht nicht auf Deutsch zur Verfügung und wird daher in einer anderen Sprache angezeigt.

La colonie hongroise la plus caractéristique de l'Art nouveau hongrois s'est formée en 1901 sous l'impulsion d'Aladár Körösfői-Kriesch à Gödöllő, une petite ville à 36 kilomètres de Budapest. Les artistes de Gödöllő ont adapté les principes de John Ruskin et William Morris centrés sur l'artisanat dans le but de créer une oeuvre totale. Ils ont ainsi exploré différents médiums tels que la peinture à l'huile, la fresque, les arts graphiques, la sculpture et l'architecture. Au centre de l'activité de la colonie se trouvait une école de tissages, dont le chef de file, Léo Belmonte, était un artiste français. Ils ont donc aussi réalisé des projets de tapisseries, de vitraux, de mosaïques, de meubles, de broderies, etc.

Les œuvres de Sándor Nagy et de Körösfői-Kriesch sont empreintes de l'idéalisme, des théories mystiques ainsi que des tendances néo-chrétiennes. Ils ont suivi l'esthétique de l'engagement social et moral de l'art. Dans ses années parisiennes Sándor Nagy fut attiré par la théosophie et par le groupe Rose-Croix. Son oeuvre est souvent rapprochée de celle de Jean Delville. Les chefs de file de la colonie ont élaboré une philosophie qui contenait un programme de la réforme de vie (réforme de l'habit, culte du soleil, etc.) Ils ont emprunté des sujets à la mythologie grecque et orientales. Plusieurs maîtres ont représenté le mythe de l'origine des Hongrois (la chasse miraculeuse de Hunor et Magor).

Praktische Infos