Casa Roshell

19/09/2017 - 19/09/2017

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Rien ne laisse penser qu’on pourrait y trouver un deuxième chez-soi. La caméra de surveillance montre une entrée sinistre dans une rue banale de Mexico. À l’intérieur, un éclairage de boîte de nuit et des tables inoccupées. Toutefois, les préparatifs ont déjà commencé, et bientôt, les rôles ne seront plus clairement définis : les barbes naissantes disparaissent, le maquillage est appliqué, les mèches rebelles remises en place. La caméra n’est pas tournée vers les hommes, mais sur leur reflet dans le miroir. Il reste encore un peu de temps pour un exercice avant que la fête commence : marcher avec élégance, choisir les mots appropriés et se demander quel genre de femme on voudrait être. Par la suite, la musique et la boisson aide à faire tomber les dernières barrières : entre homme et femme, gay, hétéro et bi, le passé et le présent, le réel et la fiction. Leur manière de rester assis et de discuter ou encore d’attendre devant la Darkroom n’est pas sans rappeler des personnages de cinéma, d’un glamour inaccessible, ce qui ne signifie pas que ce n’est pas leur vrai visage. La pellicule, qui remplace les images numériques, symbolise les souvenirs que renferme Casa Roshell et les fantômes de tous ceux qui s’y sont rendus pour combattre leur sentiment de solitude. L’utopie est peut-être mince, mais le monde au-dehors doit encore rattraper son retard.

CASA ROSHELL, Camila José Donoso, (Mexique/Chili, 71’, SP/ST FR)

Dans le cadre de la série German Film Festivals on Tour, le Goethe-Institut Brüssel présente en avant-première bruxelloise quatre films du Berlinale Forum de 2016 et 2017 au BOZAR. Ce forum réputé pour proposer les nouvelles tendances de l’univers cinématographique ne connaît aucune limite formelle.

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