Facing The Mirror

13/10/2017 - 18/11/2017

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Les expositions Facing The Mirror et Medusa, s’attachent à questionner la relation que l’artiste entretient au réel et à sa représentation au travers des thématiques universelles du regard et du miroir.

L’installation Facing The Mirror de Falcone – White cube –, se construit autour d’une peinture monumentale d’un noir profond. Dans le travail de Falcone le noir n’est pas totalement néant, il contient son double et son inverse: la lumière. Ici, il réfléchit et déforme l’espace d’exposition et le spectateur. Celui-ci fait face à son reflet, son spectre obscur et son image niée. Au cœur de cette négation se joue la dissolution de la figure tant picturale qu’humaine. Bien qu’abstraite, la toile révélè dans sa substance le fantôme de la peinture classique et de l’Histoire de l’Art qui semble hanter l’artiste depuis ses débuts. Pour sa nouvelle exposition chez Archiraar, Falcone s’immisce au creux de la peinture et de ses prémices : l’Homme confronte à lui-même, à ses peurs et à la nécessite de leur donner forme. Devenant ainsi le support d’une question essentielle, ce tableau ne montre rien parce que nous nous y voyons; il constitue une limite entre un monde et un autre, entre le réel et l’abstrait qui nous gouverne.

Medusa est cette figure qui ne peut être regardée frontalement sous peine de se brûler. Son antre se trouve aux confins du monde, hors de portée de la vue des Hommes. Mais ce qui se dérobe au regard requiert un jour de s’y confronter. L’exposition Medusa – black cube –, œuvre commune du peintre Falcone et du photographe Pierre Liebaert, invite à franchir le voile qui nous préserve de la nudité du réel. Sublime mais mortelle, Medusa rassemble les contraires, réunit la douleur et l’extase, le tragique et le beau. A son image, tant vivante que destructrice, Naples constitue un paradoxe fascinant qui a dressé le décor de création des deux artistes. Au fondement de leur production, une collecte effrénée de documents: photographies de peintures, documents récoltés sur internet ou encore des clichés pris par Pierre Liebaert sur place. Fouiller, accumuler, consommer les images qui les fascinent, autant pour exulter leurs pulsions les plus inavouables que pour approcher la grâce. Là où la photographie éprouve le chaos, la peinture y appose un filtre, prête un sens au désordre. L’horreur est débarbarisée, la pureté est souillée; dès lors l’image s’humanise, les sujets apparaissent plus proche de nous. Puiser dans le chaos peut s’avérer d’une fécondité surprenante, l’existence étant générée du néant. Medusa incarne cette force primordiale que nous devons rencontrer, non pas de face mais par sa représentation. Réfléchir ce qui nous brûle les yeux et de ces plaies surgira la lumière.

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