Restaurant Notos : Constantin Erinkoglou

Après plus de trente années en Belgique, avec des va-et-vient, Constantin pose quelques instants son regard sur notre capitale. Mais cet homme de caractère n’est pas un restaurateur comme les autres, c’est un homme d’affaires passionné de culture et de gastronomie. Il a évolué au fil des ans.

Arrivé en 1982 au Collège d’Europe de Bruges pour une formation post universitaire en administrations européennes, Constantin resta en Belgique et occupa des fonctions en tant que fonctionnaire européen pendant plus de dix ans à Bruxelles.

A 36 ans, il a besoin de changement et se consacre à des recherches approfondies sur la nutrition méditerranéenne et s’accroche à ce fameux adage d’Hippocrate " Que ton aliment soit ta seule médecine " ! Il suit ensuite un stage de biodynamie à Lyon et s’attèle à rapprocher le bon producteur honnête du consommateur soucieux de bien manger.

Mais les racines grecques ne sont pas oubliées ! Ses séjours réguliers au Mont Athos chez les moines connus pour leurs règles de vie stricte qui allient frugalité et spiritualité, l’inspirent. Une fois de plus, l’importance du végétarien refait surface.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vouloir ouvrir votre propre restaurant ?
- Mon envie a été de cuisiner pour mieux faire connaître les produits bio. Moins de paroles, plus d’actes.

Pourquoi l’avez-vous installé à Bruxelles ?
- C’est un vrai bonheur de vivre à Bruxelles. La Belgique est un petit pays et a donc moins cette propension qu’ont certains pays voisins (je ne cite personne) à vouloir tout assimiler.

Par " assimiler ", vous voulez dire, cuisiner grec mais uniquement avec les spécialités touristiques " souvenirs de vacances " et remis à la sauce belge ?
- Exactement, chez Notos, c’est une vraie cuisine comme chez nous et appréciée comme authentique. Je n’aurais jamais osé faire la même démarche dans une autre ville. A Bruxelles, ce que j’adore c’est qu’on fait tout pour vivre en harmonie. Je fais donc naturellement découvrir les produits grecs que j’aime et j’y mets toute mon énergie. J’ai aussi fait appel à ma famille et à toutes les recettes de ma maman et ma grand-mère. Par la cuisine, j’ai noué de très nombreux contacts. Car, restons réalistes, on peut parfois vivre à Bruxelles sans même savoir qu’il y a des Belges. Chaque nationalité a son ghetto. Donc rien de tel que l’ouverture aux autres dans mon restaurant.

Trois mots pour résumer votre philosophie après toutes ces années de contact ?
- Je choisirais " Frais, Goûteux et Vrai ". Bruxelles ma Belle, la vraie, la goûteuse ou celle sans cesse ouverte aux autres.

Notos
rue de Livourne 154
1000 Bruxelles
T +32 (0)2 513 29 59

Photos © Kris Vlegels