Ars Musica : vous n'en croirez pas vos oreilles !

Ars Musica : vous n'en croirez pas vos oreilles !

Fondé en 1989, le festival Ars Musica a fait de la création musicale son crédo. Du 9 novembre 2021 au 30 juin 2022, la programmation du festival proposera un état des lieux de la création musicale en lien avec ses partenaires belges, européens et extraeuropéens.

Devenue une biennale en 2014, et s’installant désormais en novembre, Ars Musica explore les possibles sonores s’affranchissant des frontières et des dogmes à la découverte d’horizons inouïs. Pendant les années impaires, Ars Musica présente une saison musicale tout au long de l’année et propose de nombreuses activités pédagogiques pour enfants, étudiants, musiciens et compositeurs.

Fondé en 1989, le festival Ars Musica a fait de la création musicale son crédo. Il fut l’écrin de nombreuses œuvres nouvelles, signées Gÿorgy Ligeti, Karlheinz Stockhausen, Pierre Boulez, Luciano Berio ou Klaus Huber.
En plus de vingt-cinq ans d’existence, le festival a accueilli plus de 800 compositeurs différents, faisant la part belle à des compositeurs belges comme Henri Pousseur, Pierre Bartholomée, Philippe Boesmans, Claude Ledoux, Benoît Mernier, Luc Brewaeys, Jean-Luc Fafchamps, Walter Hus, Peter Vermeersch…

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    Ne dites plus musique contemporaine, mais musique de création

    Plutôt que de parler de musique contemporaine, Bruno Letort, directeur d’Ars Musica, préfère parle de « musique de création ». « Musique contemporaine est un terme qui effraie beaucoup de gens. Il est daté et ne recouvre pas la réalité musicale. Les barrières sont tombées, la musique a évolué avec le temps et les jeunes générations se sont affranchies du carcan dans lequel on voulait les enfermer », considère-t-il.

    « Depuis 2014, nous avons choisi d’aborder un thème différent à chaque édition. L’édition 2020 aurait dû être baptisée VOX, mais le COVID nous a forcés à repenser le Festival en 2021. Pour cette édition un peu chamboulée, nous repousserons largement les limites temporelles de notre édition jusqu’au mois de juin 2022. Vu l’engorgement des évènements causé par les reports successifs, nous avons jugé plus sage de saupoudrer l’évènement sur plusieurs mois et non nous limiter à novembre », explique Bruno Letort.

    Imprévisible dans ses formes ou ses sonorités, Ars Musica offre à l’auditeur un univers fait de surprise, d’inattendu, d’inouï et de sensations inconnues. Pour cette nouvelle édition, Ars Musica explorera la voix dans tous ses états, sous de multiples géographies.

     

    La voix, si proche et si lointaine…

    Car si elle est commune aux cultures du monde entier, la technique vocale est souvent unique, au service d’une langue, d’une intention ou d’une pensée. Pour nous, êtres sociaux, la voix est d’abord vecteur de la parole. Elle véhicule du sens et assure la communication. Mais la voix est aussi un instrument et la première source de musique...

    « Parce que tout est sons et rythmes, chacun prend part à recréer éternellement la cosmogonie sonore : la voix du prophète qui ravive la parole oubliée, l’appel du muezzin, l’incantation du chaman, tout vient répondre au cri primal sans lequel le monde n’aurait pu jaillir », explique Bruno Letort.

    Parlée, chantée, scandée, susurrée, hurlée, chuchotée, la voix sera l’élément central de cette édition qui réunira des traditions vocales du monde entier, des diphonies mongoles au chant du nô japonais, des voix boréales aux fêlures majestueuses des mélopées éthiopiennes, en rencontre avec la création.  
    Si le chant reste parfois inchangé depuis plusieurs milliers d’années dans certaines cultures, notamment extraeuropéennes, il reste, encore aujourd’hui, source d’inspiration des compositeur·trice·s contemporain·es. qui en découvrent sans cesse les complexités inouïes qui remettent en question leur confort de création.

    « Le festival Ars Musica, fidèle à sa ligne éditoriale, esquissera des passerelles entre musiques écrites et traditions orales, entre cultures occidentales et extraoccidentales, pour faire naître des œuvres nouvelles, développant des langages inventifs. L’édition 2021 sera l’occasion de cultiver l’oreille voyageuse, le goût d’une écriture à risque et d’orchestres peu communs », conclut Bruno Letort.

    Surprenez vos oreilles et découvrez le programme complet !