Bruxelles en 7 chansons

Bruxelles en 7 chansons

De nombreux artistes, qu’ils soient belges ou étrangers, chantent Bruxelles. Du grand Jacques Brel à Roméo Elvis, en passant par Dick Annegarn, les artistes qui dédient une chanson à Bruxelles sont issus d’univers très différents. 

Découvrez l’histoire de quelques-uns de ces morceaux mythiques dédiés à la belle Bruxelles.  

  • Dick Annegarn « Bruxelles » 

    Sorti en 1974, ce morceau de Dick Annegarn évoque la ville de Bruxelles comme une maîtresse dont il se languit, en la comparant à Paris. 

    Dans une interview accordée au Vif en mars 2016, Dick Annegarn déclarait: "Je venais de quitter Bruxelles parce que je ne pouvais pas vraiment imaginer y vivre. J'ai alors passé une année plus ou moins sabbatique à écrire des chansons à Paris. J'étais exilé d'une patrie empruntée, j'avais vécu 14 ans à Bruxelles en tant que Hollandais et maintenant je me retrouvais dans un troisième pays, je ne savais plus trop comment je m'appelais. Je me suis effondré en l'enregistrant."  

    Le saviez-vous?  

    Après les attentats de 2016, la chanson est devenue un hymne de soutien aux victimes suite à une diffusion massive sur les réseaux sociaux. Daan l’interprète seul le 22 mai 2016 puis au côté de Dick Annegarn, en 2017, en hommage aux victimes. Toujours en 2016, ce sera au tour d’Angèle de reprendre la chanson. 

    Dick Annegarn déclare souvent en interview que la chanson ne s'adressait pas vraiment à la ville, mais à un dénommé Michel dont le prénom est cité dans le deuxième couplet. « Bruxelles ma belle » serait un clin d’œil à « Michelle ma belle » des Beatles. 

    Jacques Brel « Bruxelles » 

    Bruxelles est l’une des chansons emblématiques de Jacques Brel. Sortie en 1962 dans l'album Les Bourgeois, elle parle de Bruxelles au début du XXe siècle et évoque plusieurs lieux bruxellois (Place De Brouckere, etc.). Brel y rend un vibrant hommage à ses grands-parents. 

    Le saviez-vous?  

    Nul besoin de chercher la place Sainte-Justine, celle-ci n’a jamais existé. Le verbe « Bruxeler » est un néologisme inventé pour ce titre. 

    En 2017, une statue en bronze représentant “Le Grand Jacques” chantant les bras ouverts a été érigée sur la place de la Vieille Halle aux Blés, à moins de 200 mètres du Manneken-Pis. Elle a été réalisée par l’artiste belge Tom Frantzen (également auteur des statues du Zinneke-Pis et du Vaartkapoen).  

    Annie Cordy « Annie Paris, Annie Bruxelles » 

    Impossible de parler de Bruxelles sans évoquer Annie Cordy (Nini La Chance) et son « Annie Paris, Annie Bruxelles ». Dans ce morceau de 1980, elle y évoque sa famille et son enfance à Bruxelles. Elle mentionne le fameuse Place de Brouckère, le Manneken-Pis, les frites et sa commune de Laeken située à deux pas du Palais du Roi. Elle conte ensuite ses débuts et son ascension à Paris qu’elle a rejoint en 1950. Elle y a travaillé comme meneuse de revue au Lido et a enregistré plus de 700 chansons, joué dans une dizaine de comédies musicales et d’opérettes mais aussi une quarantaine de films.  

    Le saviez-vous?  

    En 2018, Bruxelles a rendu hommage à Annie Cordy en baptisant un parc à son nom, à l’occasion de ses 90 ans. Se situant dans la commune où elle a vu le jour, le parc est orné d’une fresque, représentant Annie Cordy, réalisée par l'artiste bruxellois Pierre Coubeau.  

    Arno « Brussels » 

    Arno et Bruxelles, c’est une longue histoire d’amour. Né à Oostende mais vivant dans la capitale et chantant en français, le crooner bruxellois est un digne représentant d’une Belgique unie. Dans « Brussels », on retrouve son ironie et cette volonté de bousculer les stéréotypes et de rassembler : « Let's sing this song for Linda, Mustapha, Jean-Pierre, Fatima, Michel and Paul, The brain of God, les flamands et les wallons, You and me and Mr Nobody… » 

    Le saviez-vous?  

    En 2017, l’artiste a été fait citoyen d'honneur de la Ville de Bruxelles. L’échevine de la culture de l’époque disait de lui : "Arno est un artiste qui aime Bruxelles et qui le montre. Lorsque Trump nous a attaqués et nommé la capitale de "hell hole" (trou à rats), Arno s'est adressé au président américain dans une lettre ouverte. Il porte la ville dans son cœur et est le parfait exemple de l'humour et l'hospitalité bruxelloises." 

    Roméo Elvis Ft Caballero « Bruxelles arrive »  

    Au printemps 2016, Roméo Elvis sort le titre Bruxelles arrive. Teasing d’un concert parisien avec son ami Caballero, le morceau donne un boost énorme à la carrière du jeune bruxellois. Devenu un véritable hymne pour de nombreux bruxellois, le titre affiche désormais plus de 20 millions de vues sur YouTube.  

    Dans une interview donnée à Moustique, il déclare à propos du morceau : “L’idée c’était de produire un morceau en référence à la capitale française. Caballero l’a bien aimé, il m’a proposé de poser dessus et du coup, on l’a sorti. Ça a buzzé assez vite, ce n’était pas du tout calculé. On sent un avant et un après-Bruxelles arrive qui a vraiment lancé la machine. On essaie  de profiter de ce lancement pour faire avancer les choses pour pas que ce soit juste un effet de mode.” 

    Zwangere Guy “Brussels State of Mind”  

    Issu du collectif bruxellois STIKSTOF, Zwangere Guy s’est illustré en 2017 en devenant le « porte-parole de la rue ». Véritable poète de la rue, ce bruxellois parle des obstacles que les jeunes peuvent rencontrer dans la capitale. 

    Dans le morceau « Brussels State of Mind », Zwangere Guy prône la simplicité et l’authenticité à la Bruxelloise.  

    Le saviez-vous?  

    Dans une interview accordée à BRUZZ en 2017, il parle de son amour pour Bruxelles : « Avant, les gens se tournaient vers la France, les États-Unis ou les Pays-Bas, alors que nous, on se concentre sur une ville que beaucoup de gens en Belgique détestent. Mais nous, on aime Bruxelles. Une ville où on peut être libre. Certaines personnes disent qu’on ne peut rien faire de bien ici mais nous, on en tire le maximum. Quand on a un amour commun, peu importe si on parle néerlandais ou français. » 

    Raymond van het Groenewoud “Brussels by Night” 

    Né à Schaerbeek en 1950, Raymond van het Groenewoud est un chanteur, guitariste et pianiste belge d'origine néerlandaise. Dans ce morceau de 1981, en errance dans la nuit, il évoque Bruxelles avec un charme saisissant. Aussi bien les lumières, les coups de feu que la gueule de bois. 

     Le saviez-vous?  

    Deux ans plus tard, le film belge « Brussels by Night »  sort sur les écrans. Il en composa l’ensemble de la BO. Le film réalisé par Marc Didden, raconte les errances nocturnes de Max à travers Bruxelles. Il y rencontre trois personnages, qui font écho à son sentiment de désarroi : un ancien compagnon de travail, Alice la serveuse et Abdel le conducteur de tram marocain.