Marguerite Acarin, dite Akarova

Marguerite Acarin, dite Akarova

Lors de vos flâneries dans Bruxelles, avez-vous déjà découvert la place Akarova, située à l’arrière de l’église des Brigittines ? Derrière le nom de cette place se cache une femme hors-du-commun! Découvrez son histoire...

Marguerite Acarin, mieux connue sous le pseudonyme d’Akarova, est danseuse, chorégraphe, et très active dans le domaine de la peinture et de la sculpture. Elle voit le jour à Saint-Josse en 1904. Elle entre au Conservatoire de Bruxelles à l’age de 14 ans et y suit un parcours long et diversifié : voix, déclamation, danse, etc. Assez rapidement, elle s’impose comme une artiste touche-à-tout : récitals en public et à la radio, lecture de textes poétiques contemporains, travail de sculpture, activités d’enseignement (cours de danse, de chant et de déclamation)…

Par la suite, si elle reste dynamique dans différents univers, elle va concentrer son énergie dans le secteur de la danse, auquel elle apporte un regard complètement neuf. Dansant pieds nus, sans tutu, elle s’engage dans la recherche de nouvelles formes de spectacles. Elle fonde ainsi, en duo avec un autre scénographe, un laboratoire de danse au sein de la nouvelle École supérieure d’Architecture et des Arts décoratifs de la Cambre, ouverte par Henry van de Velde. Elle ira même plus loin : pour contrôler l’ensemble du processus, elle fait construire sa propre salle de spectacle, où elle peut poursuivre ses recherches en toute indépendance. Ce bâtiment, aujourd’hui transformé en immeuble à appartements, reste visible aujourd’hui, à l’avenue de l’Hippodrome (72) à Ixelles, tout proche des étangs d’Ixelles et non loin de la place Flagey. Akarova y a vécu aux étages supérieurs, jusqu’à sa mort en 1999. Elle est enterrée au cimetière d’Ixelles.

D’une grande assurance, Akarova sera solidaire de la cause féminine, en participant à différentes manifestations.