Amor

03/10/2017 - 15/10/2017

Conséquence d’un choc thermique à -30° lors d’une tournée hivernale au Canada, la danseuse et chorégraphe Michèle Anne De Mey est soudain, dans l’aéroport de Toronto, frappée d’un coma abrupt dont elle ne reviendra que plus tard.

Cette « expérience imminente de la mort », c’est ainsi qu’elle est scientifiquement répertoriée, engendre en son subconscient une puissante vision de lumière et de chaleur qui réunit ses proches les plus intimes dans une submergeante bouffée d’amour.

De l’autre côté du miroir - de la vie, de la mort ? -, Lewis Carroll n’est pas très loin, ni les interrogations existentielles et métaphysiques d’Alice au pays de ce qui nous étonne et nous pose question. Une glace sans tain aux dimensions du plateau, possible véranda, constituera l’écran d’où surgira la scène du rêve et de l’imaginaire, via les images de paysages ou d’intempéries filmées par Julien Lambert et Giacinto Caponio, soulignée par une musique qui, quant à elle, évoquera les rivages des ténèbres, à l’image des « laments » de la reine de Didon de Purcell.

Elle suggèrera aussi la frontière ténue de l’agonie et du trépas, dans un no man’s land confusément habité d’absurde et de nonsense.

Après l’invention complice et triomphale d’une «nanodanse» digitale avec Kiss and Cry et Cold Blood, le couple Jaco Van Dormael et Michèle Anne De Mey, remet son titre en jeu avec l’expérimentation d’une nouvelle écriture scénique.

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