Belgian National Orchestra

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03/02/2019 - 03/02/2019

Belgian National Orchestra :: © Alexander Gavrylyuk © Marco Borggreve

Prisonnier du destinDes nuages sombres s’accumulent au-dessus du concerto pour piano le plus populaire de Prokofiev. Après la Révolution d’octobre (1917), les bolchéviques prennent le pouvoir. La Russie n’a, à ce moment, «pas besoin de musique», prétend Prokofiev qui tente d’abord sa chance en Amérique puis en France jusqu’à ce que le calme soit revenu dans sa patrie. Son Troisième Concerto pour piano a été composé entre 1913 et 1921 et interprété au piano par le compositeur et pianiste de génie lui-même lors de la première mondiale à Chicago. Sa précision et sa virtuosité seront de retour grâce au pianiste australien d’origine russe Alexander Gavrylyuk, un expert dans le domaine des concertos pour piano de Prokofiev.À la fin de la première, un silence glacé enveloppe la salle. Ni le public, ni la presse n’a compris la Symphonie en ré mineur (1888) de César Franck. «De la musique, rien de plus.» Jamais le compositeur belge n’a trouvé le courage d’écrire une autre symphonie. «Muss es sein?» La question posée par Beethoven dans son dernier quatuor à cordes résonne à travers toute la composition. Deux ans après cette première dramatique, le destin frappe à nouveau. Franck décède dans une collision avec un tramway à chevaux. Après sa mort, la Symphonie en ré mineur est devenue l’une des symphonies les plus populaires de son temps. Ainsi va le monde…Écoutez la playlist "Piano Lovers" sur Spotify

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