Dialogues des Carmélites

14/12/2017 - 23/12/2017

« On n’a pas peur, on s’imagine avoir peur. La peur est une fantasmagorie du démon.» Dans Dialogues des Carmélites, un scénario de sa main ensuite adapté au théâtre, Georges Bernanos relate le destin tragique de carmélites qui, alors que règne la Terreur peu après la Révolution française, vivent entre l’espoir et la peur, sous la menace constante de la guillotine. L’opéra mystique composé sur cette trame par Francis Poulenc constitue une pièce à part dans son œuvre avec la dominante dramatique et le langage tonal traditionnel qu’il emprunte à ses grands modèles Moussorgski, Monteverdi, Debussy et Verdi. L’interprétation musicale d’Alain Altinoglu et la mise en scène épurée et ascétique d’Olivier Py, très applaudie en 2013 à Paris, font de cette œuvre une réflexion profonde sur la mort, l’angoisse et la volonté de vivre. « On ne meurt pas chacun pour soi, mais les uns pour les autres, ou même les uns à la place des autres, qui sait ? »

Synopsis

Blanche de la Force, de nature anxieuse, entre chez les Carmélites au début de la Révolution française.
Bien que les règles strictes du couvent lui procurent un sentiment de sécurité, elle est toujours en proie à des angoisses existentielles, surtout après avoir assisté à l’éprouvante agonie de la Prieure. Lorsque les ordres monastiques sont abolis sous la Révolution, les religieuses jurent de mourir en martyres pour leur foi. Dans le tumulte, Blanche prend la fuite pour rentrer chez elle et découvre que son père a été guillotiné, victime de la Terreur. Lorsqu’elle apprend que ses soeurs carmélites sont condamnées à la peine capitale, elle surmonte sa peur de la mort : lors de leur exécution, elle émerge de la foule, se joint volontairement à ses soeurs et monte la dernière sur l’échafaud.

Infos pratiques