Élise Peroi

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27/05/2021 - 11/07/2021

Élise Peroi :: © Elise Peroi-Jardin d’hiver - Installation - 2019 - dimension variable - Laine, lin, coton, acier, laiton - vue d’atelier.

Le rapport à l’espace et à l’habitat est primordial au sein du travail d’Élise Peroi, qui nourrit son oeuvre des réflexions de Michel Foucault sur les « hétérotopies ». Ce dernier écrit que « Le jardin est un tapis où le monde tout entier vient accomplir sa perfection symbolique et le tapis est un jardin mobile à travers l’espace ». Au moyen de ses tissages, Élise Peroi aménage des espaces suspendus, des microcosmes dans lesquels le rapport au temps réel est revisité et dans lesquels l’imaginaire est invité à venir se loger. Depuis la nuit des temps, les jardins opèrent comme des espaces sacrés. La spiritualité des jardins persans se fond avec la beauté et le dépouillement des jardins zen japonais, qui de façon miniature s’essaient à reproduire l’essence et la grandeur de la nature. À certaines de ses œuvres Élise Peroi associe des structures en acier, fines et géométriques, qui semblent projeter dans l’espace les contours des tissages et agissent tel un entrecroisement de lignes de force.

Cela insuffle une respiration, un jeu avec le vide, un dialogue supplémentaire avec l’espace environnant.

Le tapis est pour Elise Peroi un outil de transmission, symbole de mémoire et traitant de l’imaginaire commun.

Le textile partage d’ailleurs ses racines étymologiques avec le langage : « textus » signifie tant texte que tissu (les deux étant construits à partir d’une trame) et « textere » décrit tant l’action de composer, assembler, conter ou narrer que de tisser ou tresser.

Virginie Mamet

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