Jasper Steverlinck

21/10/2017 - 21/10/2017

Un chanteur n’est pas un groupe, mais plutôt un artichaut. C’est en l’éffeuillant lentement qu’on arrive au coeur  du fruit. Et qu’on l’apprécie s’il est vraiment excellent.Et Jasper Steverlinck est vraiment excellent.Sa voix l’est encore davantage.La Voix des Flandres. La Voix du Monde.
Elle est angelique et mystifiante: elle crée l’émotion pure à chaque percée.
Et ce qui ne gâche rien, il est bel homme. En tête des hit-parades (sa version de Life on Mars de David Bowie a tenu plusieurs semaines), il s’est constitué la stature de ‘musicien des musiciens’: on ne les compte plus, ses collègues qui ont été subjugués dès la première audition. Comme Brian Molko de Placebo, qui après avoir vu et entendu Jasper, ordonna à son agent anglais de signer cette mine d’or.Ce qui se fît: Jasper est prêt à conquérir le monde. En commençant par la Flandre l’automne prochain.
Le nouvel album constitue un retour aux sources: son organe vocal hors du commun, frétillant comme un ruisseau de montagne, voltigeant comme un vautour au-dessus des cîmes, produisant des morceaux choisis, qui incitent tous au fredonnement.
Son écriture a mûri, ses morceaux se savourent comme un Barollo de grand millésime. Il n’est accompagné que d’une guitare et du brillant pianiste Valentijn Elsen: rien de superflu. Il produit un son de cloche, grace à Jean Blaute, sans qui la musique pop Belge se serait éteinte en 1972. Si Jasper Steverlinck n’existait pas, il faudrait l’inventer.