Julie Cockburn & Noé Sendas - 'Unknowns'

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14/03/2021 - 15/05/2021

Julie Cockburn & Noé Sendas - 'Unknowns' :: © Noé Sendas Crystal Girl N26, 2020 Photomontage, Inkjet print on Luster paper 30 x 24 cm, frame 40 x 30 , ed. 3 + 2 ap

Dans l’ exposition « Unknowns » Julie Cockburn présente de nouvelles œuvres qui s’insèrent dans ses séries en cours de portraits, et de paysages. L’artiste utilise des techniques artisanales de broderie et de collage, pour ajouter son propre langage visuel à des photographies d’occasion soigneusement sélectionnées. La composition formelle joue un rôle clé dans le choix des photographies originales qui servent de base à son travail. A côté de la couleur, de la texture et du sens, la composition est également fondamentale dans les décisions que prend l’artiste lorsqu’elle effectue ses transformations. Toute la pratique de Cockburn a une qualité méditative – on remarque l’extrême attention aux détails et on devine le nombre d’heures requises pour ces travaux d'aiguille perfectionnés. Dans un monde tumultueux dont le bombardement quotidien nous confronte sans cesse à la fragilité de l’ordre et de la vie elle-même, c’est peut-être dans « l’espace de l’entre-deux » que nous pourrons trouver un certain réconfort.

« Les œuvres de l’exposition ‘Unknowns’ sont issues de ma série en cours de portraits et de paysages. Vues à travers le prisme de la pandémie actuelle, elles semblent avoir pris un autre visage. Tout ce que je fais semble refléter le virus, y répondre, l’illustrer ou être enveloppé par lui ; les figures ont l’air d’être déformées par l’objectif Covid-19 ; les sphères brodées qui flottent sur les paysages semblent à la fois bénignes et malveillantes. La beauté des points, les couleurs et les formes invitent à une lecture moins confortable qu’auparavant. Si nous admettons que ces photos représentent une forme de réalité, mes interventions font apparaître les lignes de faille dans les images à l’eau de rose présentées dans les portraits et les paysages originaux.

Mais ces œuvres respirent aussi une certaine joie. Les motifs brodés qui fracturent les portraits évoquent également une harmonie et une façon d’être en lien. Les lourdes strates noires qui obscurcissent la partie inférieure d’un paysage sont contrebalancées par l’apparition de fleurs, qui signifient clairement l’espoir et le renouveau. » - Julie Cockburn


Les œuvres de Julie Cockburn’s (°1966, Royaume-Uni) font partie de collections renommées telles que la Akzo Nobel Art Foundation (Pays-Bas); Art In Embassies (Etats-Unis); British Land, Londres (Royaume-Uni); Caldic Collection (Pays-Bas); Nottingham Castle Museum and Art Gallery, Nottingham (Royaume-Uni); John Jones, Londres (Royaume-Uni); Miniatuur Museum voor Hedendaagse Kunst, Amsterdam (Pays-Bas); Pier 24, San Francisco (Etats-Unis); The Arts Club, Dover Street, Londres (Royaume-Uni); The Ivy, Londres (Royaume-Uni); The Wellcome Collection, Londres (Royaume-Uni); Yale Center For British Art (Etats-Unis).


Dans cette exposition «Unknowns», Noé Sendas montre la série Crystal Girls et la série Peeps, constituées de tirages en noir et blanc sur papier robuste, qui reproduisent en fac-similé des photographies authentiques datant du siècle dernier.
Les assemblages induisent souvent un certain environnement ou une atmosphère. Individuellement et encore davantage en « champ », ils se comportent comme des noyaux de glamour retrouvé, ils fonctionnent comme des rétines diaphanes braquées sur une imagerie emplie de bon goût, de geste noble, de formes exclusives, d’agrégats culturels et en dessous de tout cela sur un profond désarroi.
L’absence quasi dogmatique de tout visage distinct – tous sont cachés, érodés ou couverts – amplifie même leur vulnérable noblesse. Sendas le souligne : « Toutes mes photographies manipulées sont sans visage ou, comme j’aime à le dire, sans-nom - comme si elles venaient d’être trouvées sur le site archéologique de Glamour ».


« A mes yeux, mon travail porte sur les relations humaines : l’amour, la confiance, voire le désespoir. Il s’agit de trouver de nouvelles failles dans l’histoire de la représentation des relations humaines.
Je suis convaincu que la puissante énergie positive qui se dégagera une fois que cette terrible pandémie sera vaincue, aura un impact direct sur les œuvres des artistes, y compris sur la mienne, dans les années à venir. Cela s’est déjà vu dans l’histoire, notamment après les deux guerres mondiales.
Pour l’instant, nous, les artistes, nous devons simplement garder les choses ensemble, continuer à avancer et à travailler. » - Noé Sendas


Les œuvres de Noé Sendas (° 1972, Portugal) sont représentées dans des collections renommées telles que la Calouste Gulbenkian Foundation Collection, Lisbonne, P; EDP Foundation Collection, Lisbonne, P; Contretype Centre d`Art Contemporain pour la Photographie Collection, Bruxelles, B ; CAV Foundation Collection, Coimbra, P, Ar.Co (Centro de Arte e Comunicacao) Collection, Lisbonne, P ; MEIAC Museum Collection, Badajoz, S; MAR - Museum de Arte do Rio, Rio de Janeiro, Brésil ; Susanne von Meiss Collection, Suisse ; Raquel Ponce Art Collection, Madrid, S ; Charlotte Olympia, Londres, UK; BESart – Banco Espírito Santo - NOVO BANCO Collection, Lisbonne, P; Cristina Guerra Art Collection, Lisbonne, P; DGARTES Instituto das Artes Collection, P; John Bock, Julian Rosenfeldt, Juliao Sarmento, Santiago Ydanez, collections d’ artistes.

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