Lucio Silla

29/10/2017 - 15/11/2017

« Ah, oui je sais d’expérience que l’innocence et la force du cœur sont bien plus agréables à l’âme que de mensongères splendeurs. » La Clemenza di Silla ? Le choix radical de la clémence fait du monarque romain Lucius Silla – protagoniste du septième opéra que Mozart compose en 1772, à l’âge de 16 ans – un précurseur de l’Empereur Titus, dont le compositeur a chanté les louanges dans son dernier opera seria. Plus qu’un précurseur, Lucio Silla est, en dépit d’un lien fort avec la tradition, le chef-d’œuvre d’un jeune génie, à la musique originale et teintée d’émotions. Jouant avec les codes de l’opera seria, le metteur en scène allemand Tobias Kratzer et le chef d’orchestre Antonello Manacorda feront ressortir la dimension universelle des relations entre les personnages de l’intrigue. La Rome antique laissera place à un décor contemporain et sombre, où se mêlent illusion et réalité. Mais le message de Silla reste atemporel : « Quel triomphe égalerait celui de vaincre son propre cœur ? »

Synopsis

Lucio Silla a écarté ses opposants et s’est accaparé tous les pouvoirs. Il veut prendre Giunia pour femme,
mais c’est sous-estimer la haine qu’elle lui porte. En effet, il a non seulement commandité l’assassinat du père de la jeune femme, mais aussi proscrit son bien-aimé Cecilio. Giunia croit d’abord que Cecilio est mort, mais Cinna arrange les retrouvailles des deux amants. Devant la force de leur amour et les manoeuvres de Cinna, Silla comprend qu’il ferait mieux de renoncer au pouvoir.

Infos pratiques