Magritte, Broodthaers & l’art contemporain

13/10/2017 - 18/02/2018

L’œuvre de Magritte constitue une référence majeure pour tout artiste qui entend réfléchir à la pratique même de la production d’image, de la représentation ou de la transposition du réel placée sous le signe de la similitude. L’exposition réunit plusieurs artistes qui, depuis les années 1980, ont noué un dialogue fertile avec la période "vache" de Magritte. De George Condo à Gavin Turk ; de Sean Landers à David Altmejd.
Depuis sa mort en 1967, Magritte n’a cessé d’être vivant et est toujours vivant. L’exposition des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (MRBAB) le montre en s’attachant au dialogue que Marcel Broodthaers a noué avec l’œuvre de Magritte dès 1964. L’influence des « tableaux-mots » (1927-1929) se fait décisive, tant en Belgique qu’aux États-Unis, et contribue à l’émergence du conceptuel. La dette de Broodthaers à l’égard de Magritte est immense, et s’articule autour d’une relation commune à Mallarmé.

La rencontre Magritte-Broodthaers a pris corps au sortir de la guerre, au moment où Magritte entendait redéfinir le surréalisme en le positionnant sous le signe du soleil et d’un désir agissant, caractéristiques de sa période Renoir. Cette période se conclut « naturellement » avec la série d’œuvres qualifiées de « vaches » qui sera exposée en 1948 à Paris. Cette mise à mort de la peinture par elle-même dans un geste jubilatoire a marqué et marque l’essentiel de la création actuelle. Loin du désir de connaissance critique qui anime l’axe Magritte-Broodthaers, il s’agit ici de rendre au sujet sa primauté fût-ce sur un mode ironique.

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