Michèle Losier

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17/06/2019 - 17/06/2019

Michèle Losier :: © Michèle Losier © Domino Postiglione

Si l’on en croit Maurice Ravel, on doit au compositeur français Charles Gounod d’avoir « retrouvé la sensualité harmonique perdue depuis les clavecinistes ». Il appartient ensuite à d’autres compositeurs, tels que Massenet ou Saint-Saëns, d’avoir poursuivi, chacun à sa manière, le legs de Gounod dans des pages tantôt langoureuses, tantôt empreintes d’une grande sensibilité. Par le passé, Michèle Losier s’est illustrée à la Monnaie dans le rôle poignant de Sesto (La clemenza di Tito) avant de nous faire rire en Béatrice, l’héroïne de Berlioz. La mezzo-soprano canadienne révèle dans ce récital une autre facette de son art : la délicatesse et la sensualité de la mélodie française propres à Gounod et Saint-Saëns. Elle nous invite en outre à un voyage original, émaillé de pièces rarement jouées de Bizet et de Franck – ce dernier y partageant pourtant une interrogation universelle : « Excepté d’avoir aimé, qu’est-il donc sur terre ? » 

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