Motifs d'Horta. Etoffes et papiers dans les maisons bruxelloises

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18/04/2018 - 27/01/2019

Motifs d'Horta. Etoffes et papiers dans les maisons bruxelloises

A la fin du 19e siècle, les architectes de l’Art nouveau souhaitent développer une esthétique homogène. Si l’enveloppe du bâtiment compte, le souci du détail dans l’aménagement intérieur devient une préoccupation centrale du travail de l’architecte.
Victor Horta prône l’abolition de la hiérarchie entre les arts, ce qui a pour conséquence un renouvellement en profondeur des arts décoratifs et de la production artisanale ou industrielle des objets du quotidien.

Dans les années 1890, les papiers peints et textiles coordonnés conçus par les dessinateurs britanniques du mouvement Arts & Crafts jouent un rôle prépondérant dans la décoration des intérieurs Art nouveau d’Europe occidentale. Des Anglais comme William Morris, Walter Crane ou Charles Francis Annesley Voysey conçoivent des papiers aux motifs stylisés puisés dans la nature et particulièrement appréciés des principaux représentants de l’Art nouveau en Belgique. Victor Horta et Henry Van de Velde emploient ces modèles britanniques dans les aménagements qu’ils conçoivent. Le succès des produits anglais se renforce encore avec la présentation des créations de manufactures comme Essex & Co. à l’Exposition universelle de Paris en 1900.
Les industriels du papier peint mettent sur le marché des articles de style Art nouveau tout en continuant à produire des papiers peints abordables, populaires, susceptibles d’être employés dans les intérieurs de toutes les classes sociales. Les papiers peints Morris ou Voysey qui prônent un retour aux modes de production traditionnels – impression à la planche – sont très coûteux.

Les témoins matériels attestant la présence de papiers peints dans les intérieurs bruxellois de Victor Horta sont rares, méconnus. Parfois, d’anciennes photographies de détail permettent de recouper les informations et d’identifier le papier peint. En raison de son caractère éphémère, le papier peint est souvent remplacé au gré des modes quand il ne disparaît pas sous des couches de peinture. Les restaurateurs et conservateurs n’ont souvent que de minces fragments pour rendre compte de la décoration d’un intérieur à une époque donnée.

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