Perpetual construction

06/09/2017 - 09/12/2017

Cette exposition est conçue comme un chantier urbain. Un parallèle y est établi avec le climat de reconstruction de l’après-guerre dans lequel Jean Prouvé crée ses Maisons Démontables 6x6m en 1944, des refuges temporaires pour les personnes ayant perdu leur maison pendant la guerre et qui tentent de reconstruire leur vie.

En perpétuelle construction, les environnements que nous occupons sont confrontés à une urbanisation exponentielle, dans un processus constant de désintégration et de renaissance. Perpetual Construction est construite comme un chantier urbain et attire notre attention sur la façon dont nous organisons, contrôlons et habitons cet espace. Elle met l’accent sur les processus séquentiels cycliques de la construction, la déconstruction et de la reconstruction appliqués au tissu urbain et leur influence sur nos rythmes de vie individuels et collectifs

L’accélération de ces changements urbains pose la question des mécanismes de pouvoir qui influencent nos modes de vies et nos interactions dans les villes.

Les artistes Jordi Colomer, Thea Djordjadze, Driss Ouadahi et Philippe Van Wolputte s’interrogent sur notre occupation même de l’espace public, sa privatisation et les restrictions imposées à la liberté et à l’expression humaines dans une ville. La notion d’utopie ou d’architecture idéologique y est inhérente.

D’autres questionnent la façon dont le capitalisme modifie le paysage urbain. Comment faire pour atténuer cette obsession consumériste qui pénètre presque toutes les interactions au sein de la ville? Comment le système de consommation contemporain peut-il être réorienté et comment la déconstruction peut-elle donner lieu à de nouveaux débuts ? Gabriel Kuri, Oscar Tuazon et Simon Callery traitent de la réutilisation des déchets et des sous-produits de consommation.

Katinka Bock et le collectif français Mountaincutters ont une approche plus poétique qui combine des matériaux à la fois fragiles et intimes avec du béton brut, de la pierre et d’autres textures propres à l’esthétique urbaine. Ils y glissent une présence humaine en brouillant les lignes entre les matières naturelles et celles créées par l’homme.

Enfin, certaines installations de Christoph Weber, Lena Verijke, Jose Davila et Nina Canell, ont recours aux divers matériaux réellement utilisés dans les constructions modernistes en béton. Ils s'inscrivent ainsi dans la tradition de l'architecture contemporaine tout en questionnant les rouages de celle-ci.

A travers ses différents projets d’artistes belges et internationaux, Perpetual Construction, explore la ville comme un biotope chaotique mais capable de s’auto-organiser.

Infos pratiques