RUINE

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06/02/2021 - 07/02/2021

RUINE RUINE RUINE

La plus grande chose du monde, dit Montaigne, c’est de savoir être à soi. RUINE, entre jeu aléatoire et série d’autofictions, orchestre une suite d’essais par lesquels, pour revenir à soi, passe un français au corps et au nom coréens. Comment habiter ce champ de ruines qu’on nous tend à la naissance comme un monde allant de soi alors qu’y fleurissent le racisme ordinaire, la violence décomplexée d’un père, les pièges du jeu des apparences ?

Maniant les arts du cirque et de la déroute, un corps rompu à l’acrobatie s’ouvre un chemin à travers une scène mise en pièces, aux allures de champ de mines.

RUINE, c’est spectaculaire et intime, métaphorique et concret, un très bel autoportrait scénique [...]  France Culture

RUINE [...] sorte de Fort Boyard dadaïste où, stricto sensu, l’homme scie la branche sur laquelle il est juché ; va au paroxysme de la résistance physique en enlevant un à un les blocs de ciment où il se maintient en équilibre précaire sur les mains ; ou, muni d’un arc, décoche des flèches dans une cible douée de parole qui, à chaque impact, lui répond («Démerde-toi», «Change de peau quand ça ne te va plus…»).  Gilles Renault, Libération

Erwan Ha Kyoon Larcher emmène ainsi le spectateur dans une traversée des disciplines plutôt planante et plaisante. Amusante même parfois. Déroutante et pleine d’auto-dérision. Qui ouvre des sens sans jamais les fixer. Un puzzle d’aujourd’hui, aux accents d’autofiction, un brin désespéré.  Eric Demey, La Terrasse

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