Simon Keenlyside

22/01/2018 - 22/01/2018

Simon Keenlyside :: © © Uwe Arens

« Esprit léger, cœur léger, dit-on ; esprit léger trop léger cache le plus souvent cœur trop lourd.» Cet amer constat de Franz Schubert pourrait s’appliquer à bon nombre de ses compositions vocales où, sous des rythmes enjoués ou des textes a priori simples, pointent les doutes existentiels et les poignants vagues à l’âme de l’artiste. Éminemment sensible aux nuances des compositions qu’il interprète, le célèbre baryton britannique Simon Keenlyside nous invite à explorer, à ses côtés, la subtile palette d’émotions schubertiennes – ainsi que celles d’autres compositeurs, tels que Hugo Wolf ou Henri Duparc, chez qui la légèreté et la mélancolie se voilent également l’une l’autre. Simon Keenlyside n’a pas chanté sur notre scène depuis 2008, c’est donc un privilège de pouvoir le suivre à nouveau dans ce cheminement introspectif.

Programme


Jean Sibelius – Kaiutar/Echo, Op. 72/4; Illalle/To, evening Op. 17/6; Romeo, Op.61/4; Im Feld ein Mädchen singt, Op. 50/3; Die stille Stadt, Op. 50/5
Franz Schubert – Schwanengesang, Liebesbotschaft, Kriegers Ahnung, Ständchen, Die Stadt, Der Wanderer (D. 649 Schlegel “Wie deutlich des Mondes Licht”), Das Fischermädchen, Abschied
Hugo Wolf – Lied vom winde, Fussreise, Denk es o Seele, Feuerreiter, Schlafendes Jesuskind, Christblume 2, Der Knabe und das Immlein, Der Jäger
Francis Poulenc – Tel jour, telle nuit; Bonne journée; Une ruine coquille vide; Le front comme un drapeau perdu; Une roulotte couverte en tuiles; A toutes brides; Une herbe pauvre; Je n’ai envie que de t’aimer; Figure de force brûlante et farouche; Nous avons fait la nuit

Infos pratiques