Stephan Balleux & Cedric Dambrain - Bounce

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27/06/2021 - 08/08/2021

Stephan Balleux & Cedric Dambrain - Bounce :: © 'Kaai', installation et vidéoclip, feuille miroir et câble en acier (2020)_copyright Cédric Dambrain

Suite à la performance donnée par Cédric Dambrain dans le cadre de l'exposition monographique de Stephan Balleux "La peinture et son double" au Musée d'Ixelles en 2014, les deux artistes ont souhaité développer leur collaboration et explorer un champ d'expression commun au sein du même cadre architectural : l’espace du musée du Botanique. Ce dernier agira non seulement en tant que médium de cohésion entre les deux disciplines mais aussi comme cadre indissociable des propositions artistiques.

Le titre de l’exposition, Bounce, attire l’attention sur la question du rebond, sur ce qui se produit dans le phénomène de la mise en relation : une perception agissante, où le spectateur est inclus comme élément indissociable de la proposition artistique.

Cette exposition inédite, pensée comme une expérience, désigne la mise en relation comme un enjeu fondamental de la question artistique actuelle.

Cédric Dambrain propose un vortex de sons percussifs diffusés dans l’espace au moyen de mini haut-parleurs et de réflecteurs. Ces impacts sonores synthétiques et le silence qui les sépare permettent au visiteur d’observer la structure spatiale du Museum du Botanique en même temps que sa propre perception. Des films miroirs suspendus viennent soutenir visuellement l’effet produit par les réflecteurs sonores. Ils contribuent à plonger le visiteur dans une confusion contemplative dans laquelle la frontière qui sépare ‘Soi’ et ‘Autre’ s’efface un peu.

Stephan Balleux présente douze tableaux figuratifs de grand format dont les sujets sont organiques (une mer déchainée sans horizon, un perroquet rieur, une jungle écrasée de soleil, un jardin de nuit vide, un portrait énigmatique, une sculpture d’un dieu en marbre, un nid de frelons, etc.). La stabilité des images et leur interprétation sont mises à l’épreuve : Comment apparaissent-elles ? Comment disparaissent-elles ? Comment sont-elles perçues et surtout comment le cerveau ne peut-il pas s’empêcher de les interpréter ? Juxtaposées aux peintures, des images trouvées et collectées dans des publications diverses, sorties de leur contexte de diffusion et exemptes de toutes légendes, sont soumises au même jeu d’association et d’interprétation. Pivot et pendule de Foucault de l’espace du Botanique, une toile monumentale de 8 mètres de haut est placée entre les deux colonnes et représente une cascade en grisaille, en souvenir du souverain chinois qui n’arrivait pas à dormir à cause du vacarme d’une peinture.

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