Vox Luminis & Reinoud Van Mechelen

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08/02/2019 - 08/02/2019

Vox Luminis & Reinoud Van Mechelen :: © L. Meunier © Robert Buckland & R. Van Mechelen © Senne Van der Ven

Qu’en diriez-vous si vous receviez, avec votre salaire, une réserve de bois à brûler, de petit bois et de céréales ? Un peu comme des chèques éco ou des chèques repas avant la lettre. Pourtant, c’est bien ce que gagnait le jeune Bach lorsqu’il était organiste à l’église Blasius à Mühlhausen. Il recevait heureusement un peu d’argent en plus. C’est avec des musiciens de la ville que le jeune Bach a interprété ses premières cantates. Et il a tout de suite compris le métier, comme le prouve Nach Dir, Herr, verlanget mich (Vers toi, Seigneur, j’aspire). L’aria Zedern Müssen von den Winden évoque les cèdres pliés par la tempête. Bach l’accompagne par un violoncelle aussi rapide que le vent. Ou prenez par exemple son premier véritable chef-d’œuvre, Gottes Zeit ist die allerbeste Zeit (Le temps de Dieu est le meilleur des temps), une cantate funéraire sous-titrée Actus tragicus. Dans la première partie, deux flûtes à bec alto et deux violes de gambe tissent une brillante toile mélancolique qui précède l’hymne choral à la vie après la mort. La voix légère et chaleureuse de Reinoud Van Mechelen et celles, largement plébiscitées, de Vox Luminis nous invitent « aux pleurs, aux lamentations, aux tourments et aux découragements ».Écoutez la playlist "Bach Heritage" sur Spotify

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