minor matter - Ligia Lewis

09/03/2018 - 10/03/2018

Politique minoritaire
Dans minor matter, Ligia Lewis fait appel à des métaphores visuelles et conceptuelles liées à la condition noire. Dans le prolongement de son engagement continu dans l’incarnation et son interrogation des inscriptions sociales du corps, minor matter soulève des questions sur le corps noir dans le cadre de la boîte noire qu’est le théâtre. Le spectacle combine des représentations historiques et iconiques de formes et de danses populaires, et vers la fin, la pièce atteint un dénuement de chair – à la fois du théâtre et des performeurs. Dans minor matter, Lewis joue avec le sens du temps, à travers une partition musicale qui voyage le long des époques et des genres musicaux.
Construits sur la logique de l’interdépendance, les éléments du théâtre – la lumière, le son et l’image – et les trois danseurs s’entremêlent, engendrant de la sorte un vibrant espace social et poétique. C’est dans ce monde « noirci » que la chorégraphie de Lewis prend vie.
• Avec minor matter, la chorégraphe dominicaine états-unienne Ligia Lewis présente le deuxième volet de son triptyque sur la condition noire. Alors que le premier volet, Sorrow Swag (2015, Prix Jardin d’Europe), se servait de la couleur bleue, Lewis retourne à la couleur rouge dans minor matter afin de matérialiser des idées entre amour et rage. Nous l’avons déjà vu sur la scène du Kaaitheater, où elle a dansé dans les spectacles 7 Pleasures de Mette Ingvartsen et MONUMENT 0 d’Eszter Salamon.
‘For the second year in a row, Ligia Lewis, offered the most vital new work in the American Realness festival: a beautiful, blistering trio.’– The New York Times

‘The dancers threw themselves into knots, hoisted each other up against the walls. […] By the end of it all, Lewis had blood dripping from her knees, and the three were entirely out of breath. It felt like a celebration.’– Art F City

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