Bois de la Cambre

Alors que les travaux de construction de l’avenue Louise battent leur plein, la Ville de Bruxelles, à l’instigation du roi Léopold II, obtient du gouvernement la cession du bois de la Cambre, sorte d’avancée de la forêt de Soignes aux portes de Bruxelles. L’idée des autorités est de doter la capitale d’un parc à la hauteur des ambitions royales. Né en Saxe, l’architecte-paysagiste allemand Edouard Keilig en dessinera les plans, veillant à préserver les arbres déjà présents. Connu notamment pour l’aménagement du parc d’Anvers, du parc de la Boverie à Liège, il parvint à préserver le caractère forestier qui faisait le charme du lieu, tout en associant des éléments nouveaux comme la pelouse des Anglais, le pont imitant des rochers enjambant le ravin, et le lac qui nécessita, entre 1863 et 1866, d’importants travaux de déblai. Lieu de promenade très prisé, le bois de la Cambre disposait autrefois d’un court de tennis, de buvettes et d’autres lieux d’agréments propices à l’arrêt. Il a toutefois conservé un restaurant, le Chalet Robinson. Au fil des allées, on découvrira un bel ensemble de hêtres d’Europe dont 34 sont répertoriés, mais aussi un aulne glutineux, des cèdres bleus de l’Atlas ou des araucarias du Chili. (CL 18/11/1976)

Infos pratiques

  • carrefour des Attelages
    1000 Bruxelles
    • T
      Legrand
    • B
      Gendarmes