Hameau de Roodebeek

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Hameau de Roodebeek

Pendant longtemps, le hameau de Roodebeek a conservé son aspect rural. Sans structure paroissiale, il a toujours été modeste et se résumait à quelques fermes dont celle dénommée Hof ter Cauwerschueren qui s’y implante au XIVe siècle. Comme les autres exploitations agricoles, elle jouxte le cours du Roodebeek dont on peut encore observer le lit asséché au fond du parc qui a été en partie préservé. À l’époque, l’abbaye de Forest possède déjà un vaste domaine. Les prés et terres cultivées s’étendent alors jusqu’à Evere et le bois de Linthout. Au XVIIIe siècle, le couvent des Jésuites de Bruxelles possédait lui aussi des terrains au hameau de Roodebeek. En 1778, le propriétaire du château Malou lui en acheta des parcelles (qui formeront l’assise du futur parc de Roodebeek) et les loua à un cultivateur qui les utilise comme carrières de sable et de pierres, modifiant de façon durable le relief du lieu. Elles seront divisées en deux propriétés (celle du collectionneur Émile Devos et celle du peintre Constant Montald) que la commune parviendra à réunir ensuite, ouvrant le parc au public en 1948. Le hameau de Roodebeek ne s’est urbanisé que vers 1900, quand des ouvriers travaillant aux briqueteries du Tomberg viennent s’y établir. En 1914, un tramway dessert déjà l’endroit qui dispose d’une école à partir de 1925 et d’une église, en 1938. Si le ruisseau du Roodebeek a disparu en 1950 avec la pose d’un collecteur d’égouts, les poches de verdure qui ont survécu évoquent encore le caractère bucolique de l’ancien hameau.

Infos pratiques

  • 1200 Bruxelles
    • M
      Tomberg
    • B
      Sainte-Famille
    • B
      Verheyleweghen
    • B
      Andromède