Quartier Notre-Dame-aux-Neiges

15
Quartier Notre-Dame-aux-Neiges

Une modeste chapelle dédiée à Notre-Dame-aux-Neiges, cette Vierge protectrice dont le blanc manteau de neige avait permis de déterminer le lieu où bâtir Sainte-Marie-Majeure à Rome, a donné son nom au quartier délimité au sud par la rue Royale et au nord-ouest, par le tracé des boulevards. Au début du XIXe siècle, le quartier conserve encore sa physionomie d’antan, mais peu à peu, les choses vont changer, d’abord avec la destruction des portes fortifiées qui annonce le démantèlement des remparts, effectif sous Napoléon, puis avec le percement de rues rectilignes et l’aménagement de la place d’Orange, rebaptisée plus tard place des Barricades. Si des maisons bourgeoises bordent désormais certaines rues, il subsiste des ruelles et des impasses parfois malfamées, ce qui fit dire à Charles Rogier « Il faudra un jour que ce cloaque honteux disparaisse ». Parmi les projets proposés, c’est celui de Joseph Hoste qui sera retenu par la Ville et le bourgmestre d’alors Jules Anspach. Il s’agit d’une subtile combinaison de tracés diagonaux complétés par des voies rectilignes, rappelant une division en damiers. Une trentaine d’architectes œuvrèrent à border les nouvelles artères de hautes maisons citadines. La place de la Liberté, demeurant le centre de la composition urbanistique d’Antoine Mennessier et de Georges Aigoin, les auteurs des plans. Le quartier Notre-Dame-aux-Neiges conserve notamment un bel ensemble d’immeubles appartenant aux styles éclectique et néoclassique.

Infos pratiques

  • 1000 Bruxelles
    • M
      Madou/Botanique
    • T
      Congrès
    • B
      Madou/Presse