musée BELvue

Se présentant comme le musée de la Belgique et de son histoire, mais également comme « centre pour la démocratie », l’établissement bénéficie d’une muséographie complètement remaniée depuis peu. Démocratie, prospérité, solidarité, pluralisme, migrations, langues, Europe : le musée BELvue vous propose de découvrir le pays à travers ces quelques thématiques. L’approche se veut originale, puisque chaque thématique est d’abord explicitée à l’aide de témoignages actuels, et ensuite contextualisée à travers l’histoire. Plus de 200 objets composent une galerie et permettent d’incarner la mémoire matérielle du pays. Vous y croiserez par exemple une lithographie de Magritte, des vases en cristal du Val Saint-Lambert, un costume du carnaval de Binche, ou encore un ballon signé par les Diables Rouges !
Ce bâtiment, affecté initialement à l’usage d’un hôtel, est bâti en 1776 — et ouvert dans le courant de l’année suivante — dans un pôle à vocation touristique, commercial (difficile à s’imaginer aujourd’hui !), et très cosmopolite (l’hôtel Astoria, rue Royale, en demeure le seul témoin actuel). L’établissement recevait essentiellement des touristes, en majorité anglais, mais pas n’importe quels touristes : il s’agit d’une hôtellerie de luxe, avec des clients prestigieux.
De style néoclassique, comme l’ensemble de la place Royale, le bâtiment privilégie la sobriété et les proportions harmonieuses. La visite intérieure vous offrira davantage de détails sur le décor.
Le Parc de Bruxelles constituait un pôle d’attraction pour les touristes : la promenade mondaine est en effet une occupation de choix. « De midi à une heure, cette promenade devient ordinairement le rendez-vous des étrangers et des gens riches. Cette macédoine de nations qu’on y rencontre égaie quelques heures par jour cet endroit. »
Si globalement, les relations du Bellevue avec son illustre voisin — le palais royal — restent bonnes, l’hôtel hébergeant même souvent des invités de marque susceptibles d’une entrevue royale, quelques frictions ont pu apparaître, notamment à cause de la construction de terrasses adjacentes à l’établissement, et donnant une vue magnifique sur les jardins du roi, ce qui n’était pas très au goût de Léopold II…
Cf. flyer sur l’histoire du bâtiment disponible sur place

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