Expositions

La Fête de la BD 2017 profite de son nouvel écrin pour proposer de nombreuses expositions sur le thème de la BD qui permettront aux visiteurs d’en apprendre plus sur certains univers emblématiques du 9e Art.

  • Gaston : Le Géant de La Gaffe

    Dans le cadre prestigieux du Hall Horta à BOZAR, Gaston déroulera ses meilleures gaffes pour une expo clin d’œil (et grand format !) à l’occasion des soixante ans de son arrivée dans le journal SPIROU en 1957. Un parcours au fil des quasi mille planches du gaffeur préféré des Belges. Commenté par Franquin lui-même : « Beaucoup de gens trouveraient cette idée parfaitement stupide, surtout à, cette époque-là : on ne faisait pas de héros con ! ».

    Commissaire : Frédéric Jannin.

  • Un Monde Méroll : l’exposition qui fête les 25 ans des Requins Marteaux

    Aujourd’hui, plus d’un habitant sur trois dans le monde consomme quotidiennement de l’huile Méroll. Derrière ce véritable empire économique un homme : Édouard-Michel Méroll ; et une idée toute simple : une huile 2-en-1, à la fois délicieuse pour vos fritures et performante pour vos moteurs. Cours magistral sur le consumérisme décomplexé, la propagande publicitaire et la mondialisation, l’exposition Un Monde Méroll est une fable satirique en 3D. Elle éclaire toutes les facettes de cette aventure merv’huileuse : une bande dessinée, un film d’animation (Il était une fois l’huile), des œuvres d’art cotées, des projets architecturaux ambitieux...
    Une production Requins-Marteaux.

  • « Voyeur »

    Le dessinateur argentin Horacio Altuna est certes un artiste engagé dans la narration de la vie quotidienne de son pays sous la junte militaire, un maitre du polar en BD où son encrage fait merveille, un dessinateur infatigables de strips et histoires courtes pour les journaux, mais c’est sa collaboration avec PlayBoy qui a fait de lui un auteur mondialement reconnu.
    Il a travaillé pour les éditions de cette publication dans une douzaine de pays, où il a su imposer à la fois son latinisme et son humour. L’œuvre d’Horacio Altuna s’expose, à l’abri des regards, dans l’une des salles de BOZAR. Amateurs : ouvrez l’oeil !
    Une production de la librairie Flagey.

  • Exposition THORGAL

    Dans le cadre des 40 ans de la célèbre série crée par Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski, découvrez plus d’une trentaine de planches originales en noir et blanc, nichées dans cet écrin qu’est le Palais des Beaux-Arts !

    Et pour la toute première fois à Bruxelles, assistez à une performance exceptionnelle de Grzegro Rosinski, en direct dans le festival BD !
    Une production des Editions du Lombard.

  • Silencieuse(s)

    Exposition de reproductions de planches de la bande dessinée Silencieuse(s) : « Chatte à talon ! » Des mots crachés comme ça. A son passage. Comme toujours elle a fait semblant de ne rien entendre. Avec le recul, ce n'est pas grand-chose… Elle pourrait même trouver la formule assez drôle. Sauf qu’« Elle », ce sont Anaïs, Mahé, Zoé, Julie. C'est tout le monde : la copine, la fille, la sœur, la petite amie. C'est vous, c'est moi. Et surtout, c'est banal. Au point qu'elle troquera sa jupe contre un pantalon. Pour ne plus être résumée à un sexe offert à qui veut.

    Une production de la librairie Flagey.

  • Expo Kamimura

    Kazuo Kamimura, né en 1940 à Kasuga, est un auteur atypique ; il a grandi entouré de femmes et a décidé de prendre à contre-courant les tendances de l’époque des années 60-70 : mettre la femme au cœur de l’écriture, dessiner autour des relations amoureuses et ses complications comme un manga d’action ou encore faire confiance à ses assistants pour les décors sans jamais rien corrigé.

    Sa carrière a véritablement coïncidé avec la montée en notoriété du "gekiga", ce registre de manga spécifiquement destiné aux adultes qui se définit par ses scénarios sophistiqués et une mise en scène qui flatte la profondeur psychologique.

    Il laisse une œuvre à l’esthétique unique qui dessine en creux le portrait d’une société japonaise, sous tutelle américaine, en pleine mutation, et où l’épanouissement des femmes reste plus que jamais contraint.

    Une production des Editions Kana.

  • Titeuf, à fond le slip !

    Titeuf fête ses 25 ans en 2017. Et pourtant, c’est toujours un enfant de son temps. La parution du quinzième album, A fond le slip !, le confirme.

    Les problèmes liés aux réseaux sociaux et au terrorisme s’ajoutent à ceux, déjà connus, de l’éveil à la sexualité et des conflits dans la cour de l’école où résonnent, en mode mineur, les tourments sociaux et politiques qui agitent la société des plus grands…

    À cette occasion, la Fête de la BD de Bruxelles présente une sélection de planches de ce nouvel album hilarant, rythmé par les survols de drones, les explosions de valises abandonnées ou encore les selfies de mauvais goût.

    Une production des Editions Glénat et de FIBD Angoulême.

  • Knock Outsider Komiks – Jean Leclercq

    BOZAR – Stand F22

    art et marges musée, La "S" Grand Atelier & Frémok présentent : Jean Leclerq : « Je ne lis jamais, je marque les mots ! »
    En prélude à l'exposition "Knock Outsider Komiks", du 29.09.17 au 28.01.18 au art et marges musée.

    Né en 1951, Jean Leclercq vit à Lierneux dans les Ardennes belges. Créateur prolifique, il est l’auteur de plusieurs milliers de dessins qu’il exécute chez lui ou à la « S » Grand Atelier. Il puise son inspiration dans les albums de Michel Vaillant, de Tintin ou de Bob et Bobette, les volumes reliés du journal Spirou, les anthologies de super-héros Marvel, les numéros de Mickey Parade ou les pockets de gare italiens, souvent glanés sur le marché aux puces de Lierneux. Tel un avatar brut de Roy Lichtenstein, il s’empare de cases de bande dessinée qu’il redessine et agrandit. Toutefois, cet exercice de recyclage est très loin du caractère aseptisé des réalisations du peintre pop. Le traitement est vigoureux et sans fioritures : Bic, feutres, crayons de couleur et vieux fonds de gouache s’étalent prestement sur des feuilles de carton récupérées avant le ramassage des déchets ménagers. Jean Leclercq ne témoigne pas d’une très grande attention pour la dimension narrative de la bande dessinée qu’il envisage plutôt comme un inépuisable réservoir d’images. Le sens des phrases contenues dans les bulles ne semble pas l’intéresser davantage ; il n’hésite pas à affirmer : « Je ne lis jamais, je marque les mots ! ».