MIXITY Walks : Boitsfort

BOITSFORT ET WATERMAEL

Pour beaucoup, les noms de Watermael et de Boitsfort sont indissociablement liés. Si les deux entités font partie d’une seule et même commune, elles présentent toutefois un visage bien différent. De petit village agricole qu’elle était jadis, Watermael s’est considérablement urbanisée. Boitsfort est plus petite, plus verte, et plus villageoise, ce qui ne l'a pas empêchée d’être plus peuplée que sa grande soeur jusqu’au 19e siècle. Aujourd’hui, cette situation s’est inversée.

VILLAGE A LA LISERE DE LA FORET

Watermael-Boitsfort couvre une superficie de 13 km2 et plus de la moitié du territoire de la commune est occupé par la Forêt de Soignes. C’est à Boitsfort que la présence de la forêt est la plus marquée. Au 13e siècle, le village naît au bord de cette forêt, autour du pavillon de chasse ducal. Certaines traces de ce pavillon (que nous rencontrerons au cours de notre promenade) subsistent encore dans le village actuel. Petite anecdote amusante : le nom « Boitsfort » n’est aucunement lié au mot néerlandais « bos » (pour « bois » ou « forêt ») mais dérive de « Boutsvoord », qui était le nom du premier garde-chasse. À la demande des Ducs de Brabant (propriétaires de la Forêt de Soignes), il a quitté sa maison de Louvain pour venir s'installer à Bruxelles.

SOURCES DE LA WOLUWE

Sur votre parcours, vous croiserez plusieurs étangs et ruisseaux. Boitsfort se niche en effet dans la vallée de la Woluwe, un des affluents de la Senne. Trois ruisseaux se jettent dans le « grand étang de Boitsfort », presqu’en plein centre de la commune. C’est de là que la Woluwe entame son parcours officiel de 10 km vers le nord, jusqu’à son embouchure à Vilvorde. Sur le parcours qui sillonne la Région bruxelloise, vous apercevrez de ravissants parcs, marais et réserves naturelles, ainsi que la Woluwe qui montre le bout de son nez en de nombreux endroits. A Boitsfort, la Woluwe et les petits ruisseaux qu’elle recueille ont donné naissance à un paysage très accidenté. Autant dire que vous le ressentirez au fil de votre promenade, mais en échange de vos efforts, vous profiterez de paysages et de points de vue étonnants.

GRANDS DOMAINES

Boitsfort est une commune résidentielle très prisée pour sa verdure et sa quiétude. C’était déjà le cas au 19e siècle, lorsque de nombreux riches bourgeois ont décidé de se construire une résidence de campagne à la lisière de la forêt. Depuis le 17e siècle, Boitsfort était aisément accessible en carrosse ou calèche via la chaussée de La Hulpe qui était pavée. C’est surtout entre 1822 et 1843, période où la Forêt de Soignes était propriété privée, que de larges pans de la forêt ont été vendus et lotis. Les années qui ont suivi ont vu s’ériger de grands domaines et des résidences secondaires, entre 1866 et 1910.

LE TRAIN, MOTEUR DU LOTISSEMENT

C’est en 1854 qu’est inaugurée la ligne ferroviaire entre Bruxelles et Luxembourg. La ligne passe par Boitsfort, c’est pourquoi une petite gare y est aménagée, permettant ainsi à Boitsfort de se rapprocher encore davantage de la ville. Outre l’aristocratie, la commune attire dès lors de plus en plus de bourgeois et simples citoyens. Des ateliers et des entreprises viennent à leur tour s’installer à Boitsfort. Dans les années ’20, la commune voit également s’implanter les cités-jardins coopératives aujourd’hui classées : Le Logis et Floréal.

PROCHE ET LOINTAIN TOUT A LA FOIS

Au 19e siècle, Boitsfort compte déjà plusieurs voies de liaison avec le centre de Bruxelles. Pourtant, à cette période, la commune reste un petit village quelque peu isolé à la lisière de la forêt. C’est entre 1900 et 1910 que la situation change avec l’aménagement de l’actuelle avenue Delleur. Cette avenue relie la chaussée de La Hulpe et l'avenue de Tervuren via le boulevard du Souverain. Le « virage de Boitsfort », comme d’aucuns appellent aussi l'avenue Delleur, aménagée à l’initiative de Léopold II, est destinée à désenclaver le trafic des communes du sud-est. Cette facilité d’accès favorise le succès de la commune comme lieu de résidence pour la classe moyenne et comme site d’implantation pour les entreprises.

INTERNATIONAL ET LOCAL

La population de Watermael-Boitsfort est très « belge », et les étrangers qui y résident sont pour la plupart des ressortissants d’autres pays de l’UE. La commune compte un seul véritable « foyer » international – l’International School of Brussels – sur le site de l’ancien château Bisschoffsheim. Watermael-Boitsfort accueille aussi quelques ambassades et sièges de grandes entreprises internationales, ainsi qu’une petite colonie de Japonais dont les enfants fréquentent l’école japonaise d’Auderghem, située juste au-delà des limites de la commune.

COURSES DE CHEVAUX

L’ancien hippodrome de Boitsfort se trouve au-delà de la limite de la commune, sur le territoire d’Uccle. C’était l’un des multiples hippodromes que comptaient la région bruxelloise à l’époque où les paris hippiques connaissaient encore une grande vogue. Il y a une vingtaine d’années que le site a cessé d’accueillir des courses hippiques. Depuis lors, un parcours de golf y a été aménagé. Les bâtiments datent du 19e et de la première moitié du 20e siècle. Ils ont été récemment restaurés dans le cadre de la nouvelle affectation du site en parc d’activités récréatives douces, qui sert aussi de porte d’accès à la Forêt de Soignes. Le projet a été baptisé Droh!me (www.drohme.be).

POINT DE DÉPART : TRAM 94 - ARRÊT « BOITSFORT GARE »