Jawhar

452289

17/11/2018 - 17/11/2018

Il contenuto non è disponibile in Italiano, perciò viene mostrato in un'altra lingua.

Entre chansons arabes empreintes de chaâbi et mélopées aériennes à la Nick Drake, Jawhar invente un style folk-soul bien à lui. Après « When Rainbows Call, My Rainbows Fly », salué par la presse comme un « soufflant premier album d’un prodige du song-writing » (Les Inrocks, FR), Jawhar, chanteur/compositeur d’origine Tunisienne, réinvestit sa terre natale et sa langue maternelle pour les faire chanter autrement... comme l’illustrent l’œuvre à la fois sensuelle et réligieuse, "Qibla Wa Qobla" (Le Baiser et l'Orientation de la Prière - lauréat Octave de la Musique 2014) et son davantage subtile successeur "Winrah Marah".

Influencé par « un printemps arabe qui se fane et autres évènements heureux contemporains », Winrah Marah est à la fois plus mordant et plus coloré que son prédécesseur. Les dix chansons de ce nouvel opus sont habitées par le son d’un groupe qui gagne en complicité et en cohérence. Châabi et folk-pop ciselée y cohabitent dans un équilibre quasi hypnotique.

Né d’une mère professeur de littérature arabe et éprise de musique et de poésie, et d’un père qui se consacre au théâtre puis à la politique culturelle, Jawhar grandit dans la banlieue de Tunis; pas la banlieue chic du nord mais celle du sud, à Radès, là où sur le chemin de l’école on en voit et en entend de toutes les couleurs. Très tôt il est fasciné par une certaine culture populaire, par la force des images de ces langages de la rue et ces expres- sions –verbales, musicales et gestuelles- dites grossières, force qu’il ne retrouvait pas dans les pièces de théâtre tunisien que ses parents l’emmenaient voir... Quand il part à l’âge de vingt ans étudier l’anglais et le théâtre à Lille, c’est plutôt la poésie abstraite de William Blake et de Emily Dickinson qui l’attire. En plus d’un amour grandissant pour un certain Nick Drake qui l’attirera de manière irrévocable vers son folk impressionniste.

Informazioni pratiche