Jeanne Cherhal

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15/11/2019 - 15/11/2019

Jeanne Cherhal

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Elle n’est pas de celles qui se contentent de suivre la voie toute tracée. Au contraire, elle se réinvente au gré de virages dont elle seule a le secret. Après un cinquième album aux somptueux accents intimes et amoureux – "Histoire de J." (Barclay, 2014) – et une tournée en groupe, Jeanne Cherhal a souhaité retrouver sur scène mais « en solo » le compagnon qui l’a vue naître à la chanson : son piano. Repartie sur les routes, elle a ainsi livré une version métamorphosée de son répertoire : arrangements sensiblement développés, présence à l’intensité maximale, malicieuse et émouvante comme jamais. Jamais trop seule, elle aura pu constater, une fois encore, que le piano-voix n’est pas simplement un berceau mais plutôt un navire qu’elle ne se lasse pas de piloter (et nul doute qu’elle y reviendra). Ce chapitre en solitaire culmine (et s’achève) à l’Olympia en janvier 2017. Pause ? Pas du tout. Car intervient la rencontre avec le percussionniste et pianiste Bachar Mar-Khalife. Ils entament une collaboration étonnante, ARBA, inaugurée à la Philharmonie de Paris, une incroyable variation à quatre mains et à deux pianos (dos à dos) sur la chanteuse Barbara.

Soit quatre ans de tournée. Maître-mot après cette épopée : disparaître (pour mieux réapparaître, mais quand ?). Fin 2017, Jeanne Cherhal décide donc de s’absenter, avec l’espoir de pouvoir s’adonner à quelques plages vacantes. Mais – comment l’expliquer ? – son piano la rappelle presque aussitôt. Et puis, il y a ces 40 ans qui lui inspirent des « mots-bilan » (un bilan pour le moins heureux, épanoui). 40 ans, « ce beau point d’équilibre entre ce qu’on a déjà accompli et tous les possibles encore à venir ». On l’aura compris à peine revenue de ses trois tournées successives, Jeanne Cherhal se sent convoquée par un nouvel album. Elle entreprend d’écrire une chanson par mois jusqu’à ce que l’album s’en suive. Elle appelle ça ses « aquariums », partir seule une semaine par mois (La Réunion, le sud de la France, l’Auvergne…) et revenir chaque fois avec un morceau. Et les voilà ces dix nouveaux titres, elle en signe les arrangements et en confie la réalisation à Seb Hoog. Le disque est enregistré entre Paris et Los Angeles (on n’a qu’une vie !) où elle pourchasse ses rêves en sollicitant deux batteurs qu’elle admire et un chœur gospel sous le soleil californien.

Alors voilà, c’est reparti. Elle a hâte, tellement hâte. C’est un retour en groupe, avec deux pianos qu’elle souhaite voir jouer en même temps, en traque d’une « sorte de transe ». Au programme, être libre de défier les formats, plus que jamais, s’astreindre à être toujours plus surprenante… Cette tournée promet d’être très « musicale », selon ses vœux, même s’il n’est pas question de laisser sa voix en coulisses, bien au contraire. Jusqu’où ira-t-elle ? Réponse le 15 novembre au 140 !

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